NEWSLETTER N°6 / AVRIL 2009
 
LABOAIME DE PROCESSUS
Un grand merci à tous nos lecteurs

Vous avez été nombreux à nous demander pourquoi vous ne receviez plus notre newsletter et nous en avons été très touchés.

Nous avons surmonté quelques problèmes techniques et vous pouvez, à présent, consulter dans nos archives tous les numéros de Laboaime que vous n'avez pas pu recevoir.

Ce mois-ci encore, plein de surprises dans notre nouveau numéro. Projets, expos, pub, édito : retrouvez l'actualité Processus, sélectionnée par nos soins.
Sans oublier notre invité du mois : le célèbre Harri Peccinotti que nous sommes fiers d'accueillir dans notre galerie...
Bonne lecture !  

Sandrine Fafet

 
 
Le photographe Harri Peccinotti





© Harri Peccinotti
L'INVITÉ DU MOIS
Rencontre avec Harri Peccinotti

Une légende vivante

Harri Peccinotti est né à Londres, en 1935 ; il vit et travaille actuellement en France, comme photographe et directeur artistique, tout en collaborant au Nouvel Observateur.
Mais Harri Peccinotti est surtout un personnage atypique dans le monde de l’édition et de la mode : dessinateur, graphiste, typographe, journaliste, il a aussi été musicien de jazz professionnel, au trombone et à la contrebasse. En tant que photographe et directeur artistique, il a contribué, dans les années 60-70, avec Nova, à dynamiter le monde sclérosé de la presse, et notamment celui des magazines féminins, anticipant l’évolution des mœurs et accompagnant le mouvement de libération des femmes.
Et ce n’est pas par hasard si l’on confia à Harri Peccinotti les photographies du fameux calendrier Pirelli en 1968 – où l’on a alors vu apparaître un sein pour la première fois ! – et 1969…
Il a créé un nouveau style éditorial, libre et subversif, qui se répercute encore dans la presse actuelle.

Les femmes, avec Harri, sont belles, extrêmement sexy et surtout indociles ; elles assument avec audace leur pouvoir de séduction et ne sont plus de simples objets.

Toute une révolution…


Comment a débuté votre carrière de photographe ?
Harri Peccinotti : J’ai commencé à travailler à l’âge de 14 ans comme apprenti graphiste publicitaire dans le département artistique de Smiths Motor Accessories, une société à Londres. Ce département produisait des maquettes pour des flyers, des publicités, etc. À l’époque, les maquettes des publicités étaient faites entièrement à la main : c’est comme ça que j’ai appris la typographie, le lettrage à la main, le dessin, et la photographie. C’était en 1950, et il n’y avait alors aucun ordinateur, ni même de Letraset.
Mon premier contact avec la photographie date de cette époque et je la pratique depuis. Ensuite, j’ai travaillé pour des journaux comme Flair, et Vanity Fair, Elle, Vogue, Harpers, Queen, Twen, Adam and Town... Cela m’a permis d’être en contact avec des journalistes et placé aux premières loges de l’actualité. J’ai appris à agir et à penser vite.
J’ai aussi créé des maquettes pour des journaux français tels que Le Matin de Paris, en 1977 ou le magazine Rollins Stone dans les années 80.
 
 
Parlez-nous de l’aventure Nova…
Harri Peccinotti : J’ai participé au lancement du magazine en 1965, en tant que designer et directeur artistique. Nova voulait toucher un public féminin et intellectuel. Jusqu’alors, les magazines féminins s’adressaient soit aux femmes riches, et ne parlaient que de mode, soit aux femmes au foyer qui ne s’intéressaient qu’aux recettes de cuisine, aux histoires d’amour et au tricot. Nova s’adressait aux femmes appartenant au marché AA, c’est-à-dire « Above Average income and intelligence », « revenu et intelligence au-dessus de la moyenne ». On employait de bons journalistes qui abordaient des sujets politiques, philosophiques, sociologiques, sexuels, et autres questions auxquelles étaient confrontées les femmes de l’époque. Le mouvement de libération des femmes battait son plein en Angleterre.
Quand j’ai arrêté d’être directeur artistique de Nova, j’ai collaboré en tant que photographe avec le designer Derek Birdsall et ensuite avec David Hillman qui avait été directeur artistique du Sunday Times et qui fut directeur artistique de Nova entre 1969 et 1975.
Dans les années 60, il y a eu un vrai changement dans le design graphique des magazines, un style nouveau, plus graphique, s’est imposé. Des journaux underground comme It, Oz, Screw, Psychedelic Posters ont complètement bouleversé ce qui se faisait jusque-là. Tom Wolsey était DA de Town Magazine, et plus tard de Queen, Peter Knapp était chez Elle et Willie Fleckhause designait Twen. Aux Etats-Unis, Herb Lubalin était DA pour Eros, Henry Wolf pour les magazines Show et Esquire. Tous ces directeurs artistiques expérimentaient de façon enthousiaste et créative des tas choses, et ils eurent une grande influence sur les maquettes des magazines à venir.
 
 
Pensez-vous que votre travail artistique, à l’instar de ceux de David Bailey, Terry Donovan ou Peter Knapp, a contribué à lever des tabous et à changer les mentalités ?
Harri Peccinotti : Jusqu’aux années 60, les modèles étaient des femmes blanches, qui portaient des vêtements chics. Il n’y avait aucun mannequin noir, par exemple. On ne montrait aucun sein sur les photos de mode. Les nouveaux magazines, eux, photographièrent des jeunes filles modernes, dans des situations réalistes. La principale raison à cela était que jusque-là, les jeunes n’avaient guère d’argent à dépenser dans les vêtements, tandis que la nouvelle génération, elle, travaillait, et disposait de revenus. La mode de la rue s’est mise à influencer les stylistes et à s’imposer dans les magazines de mode. La révolution sexuelle et les expérimentations débridées en matière de design graphique ont eu lieu en même temps, à cette époque. 
Peter Knapp était directeur artistique et photographe à Elle avant de devenir l’un des designers les plus influents et les plus originaux de son temps, ce qui a permis à des photographes comme Duffy, Donovan, Bailey et moi-même d’adopter un style plus proche du reportage dans la photo de mode, en plaçant les filles dans des situations de tous les jours ; c’était assez nouveau à l’époque.
 
 
Diriez-vous que la photographie est un art ?
Harri Peccinotti : La photographie peut être un art, mais pas toujours.
 
 
Vous travaillez essentiellement pour la presse. Vous êtes également allé à Hollywood pour le film culte Chappaqua de Conrad Rooks…
Harri Peccinotti : J’ai beaucoup travaillé pour des pubs télé avec Michael Parkin, pour les studios Caroline à Londres et par la suite j’ai fait des titres et des bandes annonces pour des films. Travailler pour le cinéma aide à apprécier le mouvement et le cadrage.
 
 
Finalement, vous avez toujours cumulé le métier de directeur artistique et celui de photographe. En quoi cela a-t-il changé votre façon de voir les choses, de faire des photos… ?
Harri Peccinotti : Le métier de directeur artistique permet d’apprécier et d’anticiper l’utilisation finale de la maquette.
 
 
En tant que photographe, pensez-vous que, des cinq sens, la vue est le sens le plus important ?
Harri Peccinotti : Tous les sens sont importants en photographie, la sécheresse, l’humidité, l’odorat, le toucher, le goût, etc. tous contribuent à l’image finale.
 
 
Quelle activité vous permet de reposer vos yeux, et de vous ressourcer ?
Harri Peccinotti : L’entomologie et la zoologie.
 
 
Comment situez-vous votre travail dans l’industrie de la mode ?
Harri Peccinotti : Un petit rouage dans une grosse machine.
 
 
La mode a-t-elle beaucoup changée, depuis vos débuts ?
Harri Peccinotti : De nos jours, la mode est encore plus « à la mode ». Elle touche tout le monde, et tous les corps.
 
 
Où trouvez-vous vos idées pour les shootings ?
Harri Peccinotti : Dans la vie de tous les jours, le cinéma, la télévision, la peinture, la littérature, etc.
 
 
Pourquoi avoir choisi la France comme pays d’adoption ?
Harri Peccinotti : Je vis ici depuis 30 ans pour la simple et bonne raison que je trouve que Paris une très belle ville, et que ma femme est française.
 
 
Que conseilleriez-vous à un jeune photographe ?
Harri Peccinotti : Gardez vos yeux et votre esprit grand ouverts.
 

Quel autre métier auriez-vous aimé faire ?
Scientifique spécialisé dans l’histoire naturelle.
 
Au contraire, quel travail n’auriez-vous pas aimé faire ?
Banquier.
 
Quelle est votre drogue favorite ?
Le vin.
 
Quelle est votre source d’inspiration en photo ?
Les femmes.
 
Qu’est-ce qui, au contraire, ne vous inspire pas du tout ?
Beaucoup de choses peuvent m’inspirer…
 
Quelle personnalité aimeriez-vous photographier, pour mettre sur un nouveau billet de banque ?
W.C. Fields.
 
Quel est votre juron favori ?
« Godfrey Daniel », un juron de W C Fields pour « God damn them ».
Mais j’ai bien peur d’utiliser « +x# !!x& !!!! »…
 
Quels bruit, quels sons aimez-vous ?
Le vent dans les arbres, le chant des oiseaux et des insectes.
 
Lesquels n’aimez-vous pas ?
Le téléphone qui sonne et l’aspirateur.
 
Quel don naturel aimeriez-vous avoir ?
La capacité de parler plusieurs langues.
 
Avez-vous un objet fétiche, un porte-bonheur ?
Un marron. Si tu en gardes un dans ta poche, il te protège des problèmes de santé.
 
Si vous étiez…
 
- Une couleur ?
Noir.
 
- Une chanson ?
« Fine and Mellow » de Billie Holiday.
 
- Une saison ?
L’été.
 
- Un oiseau ?
Un hibou.
 
- Un parfum ?
Des fleurs sauvages.
 
- Une sensation ?
Le calme.
 
- Un (autre) artiste ?
Pietr Mondrian.
 
- Un alcool ?
La grappa.

- Un objet ?
Un rocher.


L’ARRÊT SUR IMAGE de Harri Peccinotti
 
Harri Peccinotti : Ma photo préférée peut varier en fonction des moments. Mais ma photo de mode préférée est celle d’une jeune femme, dans un marché à la frontière du Cameroun et du Nigeria. Nous étions assis par terre, en train de manger du miel sauvage lorsqu’elle est passée. Elle avait le style et la présence d’un top model sans avoir pourtant aucune connaissance ni aucun contact avec la culture occidentale ou nos magazines de mode. Nous faisions partie des très rares blancs à approcher cette ethnie Mofou (le peuple caché des monts Mandara). La calebasse qu’elle porte sur la tête est le symbole de son clan et de son rang, tout en étant un objet utilitaire, qui sert soit de panier, soit de bol de nourriture, et qu’elle doit toujours porter.
Mes photos n’ont pas de secret, c’est ça le secret. La plupart ont été prises sur diapo et n’ont donc subi aucune retouche. Maintenant, je shoote habituellement sur négatif ; j’utilise de la Portra.
 

 

 
 
© Harri Peccinotti
GALERIE PROCESSUS
Le photographe Harri Peccinotti

Les origines de la mode

Vous avez sélectionné pour notre galerie une série d'images très particulières, des images assez différentes de celles que l'on connait habituellement de vous... Pourquoi ce choix ?
Harri Peccinotti
: J’ai parcouru, pendant près de dix ans, l’Afrique, l’Asie et l’Océanie, à la rencontre de différents peuples. J’ai traversé le Nigeria, le Cameroun, Singapour, la Micronésie, l’Indonésie, la Malaisie, le Japon… Là-bas j’ai découvert d’incroyables ethnies ; j’ai été très impressionné par leur élégance et par l’originalité de leur style. Leurs tenues ont influencé la mode des pays occidentaux, avec les piercings, les tatouages, les motifs des tissus, etc.

J’ai souhaité présenter ici quelques-unes de ces photographies que j’ai faites à l’époque.


Rendez-vous sur notre espace galerie

 
 
Le magazine L'Optimum, NTM par Harri Peccinotti
PRESSE | TÉMOIGNAGE
Giorgio Martinoli | directeur artistique de L'Optimum

L’an dernier, pour la couverture de L’Optimum avec le groupe NTM, Giorgio Martinoli, fait appel à Harri Peccinotti.
Il nous raconte.

 
Giorgio Martinoli : J’avais déjà travaillé avec Harri Peccinotti auparavant, sur plusieurs séries de mode pour le magazine Above, et j’avais vraiment très envie de collaborer de nouveau avec lui.
Lorsqu’il a été question d’avoir le groupe NTM en couverture de L’Optimum, c’était un événement et je voulais qu’il se passe quelque chose d’explosif, à la hauteur de leur carrière et de leur réputation.
Je me disais qu’il nous fallait pour ça un solide photographe, capable de relever le défit.
Et j’ai pensé à Harri Peccinotti !
Première prise de contact sur le plateau : stupeur générale. Harri Peccinotti-NTM : la rencontre improbable ! Des personnalités aussi fortes, avec des univers tellement différents… (et puis les NTM ne parlent pas anglais, et Harri ne parle pas français…) J’avoue que pendant une seconde, je me suis demandé si je n’avais pas fait une erreur !
Mais tout de suite, Joey Starr a lâché : « Alors celle-là on ne me l’avait jamais faite encore ! C’est ZZTOP qui va me prendre en photo ! ».
On a tous rigolé, et là j’ai su que la séance photo allait bien se passer.
 

 

 
 
Marie-Laure Metge, fondatrice du laboratoire photo Processus
LABOAIME... HARRI PECCINOTTI
Pourquoi Harri Peccinotti ?

 

Marie- Laure Metge : Cela fait quelques années que nous travaillons avec Harri, et ce qui me touche chez lui, en plus de ses images, c’est sa discrétion et sa gentillesse. Tout à coup, Harri apparaît au labo, avec sa voix douce, son flegme et son accent britanniques, sa longue barbe blanche. C’est quelqu’un d’une extrême courtoisie : on peut très facilement oublier à quel point il est une grande figure de la photographie. Et pourtant ! Des photographes tels que Harri ont véritablement révolutionné l’image des femmes et transformé le regard de toute une génération. Ses images ont toujours été d’une incroyable modernité… avec un mélange de provocation et de légèreté, de sexe chic et d’humour. Je suis une admiratrice.

 

 
 
Exposition Jérôme Bonnet en partenariat avec Processus
PARTENARIAT PROCESSUS
Jérôme Bonnet : exposition à l'Opéra National de Paris

Portraits d'élèves de l'école de danse

En février, Jérôme Bonnet recevait deux prix au World Press Photo : un deuxième prix dans la catégorie « Portraits », pour le journal Libération avec son portrait de Denis Hopper et un deuxième prix, dans la catégorie « Arts et divertissement » pour sa série sur les petits rats de l’Opéra de Paris pour le magazine Le Monde 2.

Cette série est exposée actuellement à L'Opéra National de
Paris : deux classes d'élèves de l'École, que Jérôme Bonnet a suivi entre 2007 et 2008.


"Opérats"
Portraits d'élèves de l'école de danse.
Du 2 avril au 31 mai 2009
Exposition accessible dans le cadre de la visite du Palais Garnier (10h - 16h30) et lors des spectacles.


Type de tirages :
Tirages jet d'encre, 80x100, sur papier pearl. Les tirages de l'exposition ont été réalisés par Karoline, Laboratoire Processus.

 
 
© Franck Hurley
SÉLECTION PROCESSUS | EXPO
"Au pays du Blizzard, regards croisés sur l’Antarctique"

À l’occasion de la sortie du livre Au pays du Blizzard de Douglas Mawson, les éditions Paulsen organisent à l’ambassade d’Australie une exposition originale sur l’Antarctique, par le biais de trois regards croisés : les photographies de Frank Hurley, les toiles d’Emmelene Landon et des extraits du texte de Douglas Mawson.

En 1912, Douglas Mawson (1882-1958), explorateur australien, a débarqué sur ce continent de glace, battu par les vents, où la température moyenne flirte avec les -50°C, avec pour mission d’en cartographier les côtes. Son récit de cette expédition, durant laquelle les conditions extrêmement difficiles transformèrent leur entreprise en lutte insensée pour la survie, est illustré par les incroyables photographies de Frank Hurley. Alors jeune photographe australien, Frank Hurley (1885-1962) accompagnait l’équipe et a pris une centaine de photographies – dont quelques-unes sont présentées ici – auxquelles le froid et le blizzard ont conféré des contrastes, un grain et des couleurs bien particuliers. À ces deux points de vue, les œuvres d’Emmelene Landon, artiste peintre et écrivain australienne vivant à Paris, viennent apporter un contrepoint contemporain. Passionnée par les matières et les couleurs de l’Antarctique, elle y a consacré une série de toiles. Et, à travers ces trois regards compatriotes et complémentaires, cette terre de glace méconnue du Pôle Sud se révèle à nos yeux sous plusieurs de ses facettes, avec sa lumière, sa rigueur et ses mystères.

Au Pays du Blizzard, regards croisés sur l’Antarctique
Du 18 mars au 17 octobre 2009
Photographies : Frank Hurley
Tableaux : Emmelene Landon
Textes : Douglas Mawson
Ambassade d’Australie
15, rue Jean Rey Paris 15ème

Type de tirages
Tirages jet d'encre 40x50 et 75x100 sur papier satiné. Les tirages de l'exposition ont été réalisés par Karoline, Laboratoire Processus.


 
 
  © Agence Keystone/Eyedea

Le 2 novembre 1979, Porte de
Clignancourt à Paris, Jacques
Mesrine est abattu de 21 balles
par la brigade anti-gang.

PHOTOS | PATRIMOINE
"Action ! Faites entrer l'accusé"
 

L'agence de reportages Keystone ouvre son fonds

À l’occasion du Festival du film policier de Beaune, Eyedea présente l’exposition "Action ! Faites entrer l’accusé", photographies retraçant les grandes affaires criminelles qui ont inspiré le cinéma. L’exposition présente dix affaires criminelles majeures qui ont marqué le XXe siècle à travers une cinquantaine de photographies issue des archives de l’agence Keystone. De Landru à Mesrine, en passant par les sœurs Papin et l’affaire Dominici, ces photographies font revivre les procès, les reconstitutions et les pièces à conviction de ces dossiers judiciaires devenus mythiques.
 
"Action ! Faites entrer l’accusé"
Photographies de l’agence Keystone
Du 1er au 5 avril 2009
Salle Tourlière
6, bd Perpreuil, 21203 Beaune.

Tirages numériques procédé argentique en 40x50, sur papier mat.
Les tirages de l’exposition ont été réalisés par Karoline, Laboratoire Processus.

 

 
 
© Ellen von Unwerth


© Ellen von Unwerth
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La marque de chaussures Casadei et les costumes de la marque Brioni confient leur image aux talents de la célèbre Ellen Von Unwerth.

Des lignes sublimes et tout le charme d'Ellen Von Unwerth...


Technique  :

Photos : Ellen Von Unwerth
Retouche et chromie réalisées par le Laboratoire Processus, service numérique & retouche d'images.


â–º Pour tout renseignement technique : rendez-vous sur
notre espace
numérique

 
 
PRESSE I ÉDITO
Processus fait la couv des magazines

Madame Figaro, L'Officiel, L'optimum, Biba, Première, Jalouse...
Ils ont fait ce mois-ci encore confiance à Processus pour leurs images de presse.

À voir dans les kiosques et dans les pages intérieures de vos magazines.

Pour tout renseignement technique : rendez-vous sur
notre espace
retouche d'images


 
 
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