NEWSLETTER N°7 / MAI 2009
 
ÉDITO
Processus développe son labo argentique

Le laboratoire originel de la rue de la Roquette, témoin de douze ans de passion pour l’argentique, était devenu, au fil des années, un véritable labyrinthe consacré au noir, dédale de cabines, agrandisseurs et machines à transfert…

Aujourd’hui, Processus redistribue l’espace de ses locaux et joue sur l’ombre et la lumière : notre révolution argentique.

Le projet
• Recréer un espace de travail fonctionnel, adapté à la nouvelle demande en argentique
• Vous offrir un espace clients plus spacieux

Les « plus » argentique : rapidité et tradition
• Service « développement + planche contact argentique » :
Réactif, adapté aux impératifs des professionnels
• Forfaits « spécial presse » : c’est le suivi « développement + planche contact argentique + tirages couleur argentiques » et les délais garantis ultra serrés.

De nouveaux services
• Des forfaits de développements plus souples, adaptés à vos demandes
• Extension des possibilités de formats des tirages "1er jet" sur papier argentique : des formats allant maintenant du 6X9 au 76X120, avec un tarif dégressif très avantageux.

Et toujours…
Les services argentiques pro, axés sur la tradition et la qualité
• Développement et planche contact à l’agrandisseur, en couleur comme en N&B
• Développement E6, disponible en 2H00 maximum
• Tirages argentiques traditionnels réalisés à l’agrandisseur jusqu’au 50x60
• Tirages « Prestige », en rendez-vous avec votre tireur


>> pour plus d’informations, contactez-nous au : 01 43 56 87 87
>> et rendez-vous sur notre site
www.processusphoto.com...
et biensûr toujours à l’accueil clients : 163, rue de la Roquette, du lundi au vendredi de 9h00 à 19H00


À bientôt,

Sandrine Fafet

 

 
 
Rendez-vous sur www.processusphoto.com
VOTRE COUP DE COEUR DU MOIS
Le photographe : Harri peccinotti

Ce mois-ci encore, vous avez été trés nombreux à voter...

Découvrez l'image que vous avez été les plus nombreux à solliciter.
Rendez-vous dans notre espace "
coup de coeur"


 
 
© Sabine Villiard
PROCESSUS NUMÉRIQUE
Nos compétences professionnelles au service
de vos images

Depuis quelques années, notre labo numérique vous propose des prestations pro en retouche d’images. Aujourd’hui, nous levons le voile sur quelques secrets de fabrication…

L’arrêt sur image de Sabine Villiard, photographe :

Sabine Villiard : C’est une image que j’aime beaucoup… elle a été réalisée à Deauville, pour le Glamour Allemand.
Ce matin-là, il y avait une tempête incroyable. La plage était déserte. Toute l’équipe était coincée dans le camion loge… on attendait la fin de l’orage pour démarrer la séance photo. Quand le calme est revenu, on a enfin tous pu se mettre au travail. Le sable était gorgé de pluie, lourd, et bien lisse : il fallait faire attention de ne surtout pas l’abîmer. Chacun marchait dans les pas de l’autre pour éviter de multiplier les traces… c’était vraiment dingue ! Mais on a eu beaucoup de chance : le ciel était devenu magnifique, la lumière avait quelque chose de magique et la séance s’est très bien passée, finalement !
Au labo, on a supprimé toutes les empreintes de pas qu’on avait pas pu éviter, notamment autour du model. On a aussi effacé celui qui essayait de se cacher derrière le miroir pour le faire tenir. D’ailleurs, le miroir était cassé… mais on l’a réparé avec Photoshop. Je suis toujours en confiance avec l’équipe de retoucheurs, je sais que chez Processus, ils peuvent tout faire. Et c’est agréable de travailler comme ça.


Pour tout renseignement sur nos prestations en retouche d'images, contacter Sandie Belle, responsable du Pôle Numérique :
Tel : 01 53 27 60 20
Mail : sandie@processusphoto.com


Et rendez-vous sur notre espace "retouche d'images"

 
  Le photographe Olaf Wipperfürth
MÉTIER : PHOTOGRAPHE
L'invité du mois :  Olaf Wipperfürth

Le mouvement des images

Comment êtes-vous devenu photographe ?
Olaf Wipperfürth
: J’ai essayé plein de choses avant de devenir photographe professionnel (j’ai été musicien pendant plusieurs années, par exemple) mais la photographie me semblait finalement le moyen le plus juste pour montrer des choses « invisibles ». Très tôt j’ai été entouré d’artistes, de photographes, lorsque j’habitais à Düsseldorf, et cela m’a beaucoup influencé. Pendant mes études, je me suis vraiment passionné pour l’image photographique. J’ai toujours besoin de nouveaux projets, d’aventures nouvelles et je me suis dit que le métier de photographe serait parfait. Chaque projet est un nouveau défi. Et c’est ce qui me passionne dans ce métier. J’aime vraiment capter l’instant, le mouvement, et je suis toujours à la recherche du sublime.

Quels sont les photographes qui vous ont donné envie de faire de la photo ?
Olaf Wipperfürth
: Comme photographe, je citerais Jacques-Henri Lartigue. J’ai aussi été fasciné par des photos de familles trouvées dans des marchés aux puces, ou dans des archives. Mais finalement, ce sont surtout des cinéastes qui m’ont influencé. Des gens comme Tarkovski, Cassavetes, Pasolini, Godard, ou Chris Marker. Mais aussi des peintres et des musiciens…

Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans la photographie ?
Olaf Wipperfürth
: C’est le mouvement des images. Tous ces moments et les images qu’on peut s’imaginer derrière les images.

Que pensez-vous du comparatif entre argentique et numérique ?
Olaf Wipperfürth
: Je trouve l’argentique plus beau et plus précieux. J’ai grandi avec l’argentique, et j’ai fait mes débuts avec cette technique. La démarche même, le temps investi dans la prise de vue, le développement, le tirage… tout cela est vraiment très précieux. Mais dans notre réalité professionnelle actuelle, le numérique répond davantage aux impératifs de travail où tout doit aller très vite.
Pour les éditos et les projets perso par contre, j’essaye toujours de travailler en argentique, si je peux.

Comment trouvez-vous les idées de vos shootings pour la presse ?
Olaf Wipperfürth
: Le point de départ est souvent caché entre les lignes. Ensuite je fais des recherches iconographiques, ou de textes. J’ai toujours un grand stock d’idées prêtes à exploiter. Je fais une préparation très précise en amont mais au moment du shooting, j’aime bien garder une part d’improvisation… et ça c’est le fun.

Comment abordez-vous un sujet qui a déjà été très photographié sans tomber dans le cliché ?
Olaf Wipperfürth
: Il y a toujours une différence à faire dans les petits détails : un geste, l’expression d’un visage, un mouvement, une émotion. Il faut savoir garder son propre regard sur les choses, son style, et c’est cela qui fait la différence.

L’industrie de la mode a-t-elle beaucoup changée depuis vos débuts ?
Olaf Wipperfürth
: Oui, les éditos ressemblent de plus en plus aux pubs. Assujetti au marché et aux annonceurs, l’édito a perdu un peu de son charme et de son indépendance créative. Je peux de moins en moins m’y exprimer librement. La liberté créative, c’est dans mes projets perso que je peux la retrouver.

La photographie est-elle vitale pour vous ?
Olaf Wipperfürth
: C’est vital pour moi, oui. Prendre des photos me rend heureux.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune photographe ?
Olaf Wipperfürth
: Shoot, shoot, shoot… Et puis fais un bilan «honnête» avec toi-même, pose-toi la question : « est-ce que j’ai vraiment du talent et assez de motivation pour entrer dans le système professionnel ? » Sinon, ce sera trop dur et ce sera trop d’efforts.

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Quel est l’autre métier que vous auriez aimé faire ?
Guide de Haute Montagne.

Quel est le métier que vous n’auriez pas aimé faire ?
Banquier.

Quelle est votre drogue favorite ?
L’endorphine.

Qu’est-ce qui vous fait réagir le plus de façon créative, spirituellement, ou émotionnellement ?
« Flow » (le mouvement, la circulation, aussi corporel que mental)

Qu’est-ce qui, au contraire, vous met complètement à plat ?
L’immobilisme.

Quel est le bruit, ou le son, que vous aimez faire ?
Le piano.

Quel est le bruit ou le son que vous détestez ?
Les voix très aiguës de certaines femmes, et la glace qui craque.

Qui aimeriez-vous shooter pour mettre sur un nouveau billet de banque ?
Marylin Monroe.

Quel est le don de la nature que vous aimeriez avoir ?
Voler.

Si vous étiez…


- Une couleur ?
Le bleu.

- Un mot… en allemand ?
« Unterwegs » (être en route)

- Un mot… en français ?
« Sublime »

- Un animal ?
Le dauphin.

- Un parfum ?
Scent, de Costume National.

- Un sentiment ?
Tomber amoureux.

- Un artiste ?
Gerhard Richter.

- Une œuvre d’art ?
Le Mont St Victoire, de Paul Cézanne.

- Un alcool ?
Un mojito.

- Une chanson ?
 Disorder, de Joy Division.


 Et pour en savoir plus sur Olaf Wipperfürth...

 
 
  Le livre d'Harri Peccinotti

© Harri Peccinotti
SORTIE LIBRAIRIE I LIVRE PHOTOS
H.P. BOOK

H.P. BOOK : un livre de photos entièrement consacré au photographe Harri Peccinotti.


Harri Peccinotti est vraiment un personnage atypique dans le monde de l’édition et de la mode : photographe et directeur artistique, il est également dessinateur, graphiste, typographe, journaliste. En tant que photographe de mode et directeur artistique, il a contribué, dans les années 60-70, avec le célèbre magazine Nova, à dynamiter le monde sclérosé de la presse, et notamment celui des magazines féminins, anticipant l’évolution des mœurs et accompagnant le mouvement de libération des femmes. Et ce n’est pas par hasard si l’on confia à Harri Peccinotti les photographies du fameux calendrier Pirelli en 1968 – où l’on a alors vu apparaître un sein pour la première fois ! – et 1969…
Il a créé un nouveau style éditorial, libre et subversif, qui se répercute encore dans la presse actuelle.

Le livre retrace cet incroyable parcours, avec notamment de nombreuses archives issues du mythique magazine Nova.

Format : 24 x 31 cm
242 pages
Editions : Damiani



À lire également : l'interview de Harri Peccinotti dans notre précédent numéro de Laboaime

Et consultez la
galerie virtuelle qui lui était consacrée sur notre site internet www.processusphoto.com

 
 
FLASH I EXPO
World Presse Photo 2009

Les images primées au World Presse Photo 2009 exposées à la galerie Alaïa.

Du 6 au 27 mai 2009

Galerie Azzedine Alaïa
18, rue de la Verrerie
75004 Paris
Tel: 01 42 72 19 19


Horaires: Ouvert tous les jours de 12h à 19h jusqu’au 30 juin. Entrée gratuite.

 
 
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