NEWSLETTER N°14 / MAI 2010
 
Dennis Hopper (1936-2010)
© Jérôme Bonnet

ÉDITO
Dennis Hopper (1936-2010)


Les habitués de Processus avaient l’habitude de croiser sa silhouette, penchée au-dessus de leur tête, sur sa banquette vert pomme. C’est avec ce cliché que Jérôme Bonnet a décroché l’an dernier un prix au World Press Photo – il en a encore remporté un cette année avec son portrait de « Monsieur Dendoune, père de famille ».
Dennis Hopper, le réalisateur déjanté d’Easy Rider, le photojournaliste dingo d’Apocalypse Now, était lui-même photographe. Durant les années 60, il a pris des centaines d’images qui témoignent de l’effervescence de l’époque, dont certaines sont devenues cultes, comme celles d’Ike & Tina Turner, de Martin Luther King ou de Paul Newman. Il nous a quitté et, à l’accueil de votre labo photo préféré, l’ambiance ne sera plus tout à fait la même.
Restent les images... qui sont notre métier.
Retrouvez donc ce mois-ci dans Laboaime toute l'actualité Processus, expos, sorties en librairie, événements photos, etc.


Bonne lecture

Sandrine Fafet

 
 
Tirages en ligne Processus, 24h/24, 7j/7
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Festival Paris Cinéma, en partenariat avec le laboratoire Processus
PARTENARIAT PROCESSUS
Festival Paris Cinéma : des images, du rêve... et du cinéma

Exposition photo "Les invités du festival vus par Jérôme Bonnet"

Depuis 3 ans, le festival Paris Cinéma nous offre une exposition photo "work in progress" à ciel ouvert autour de ses invités.

Chaque jour, le photographe Jérôme Bonnet immortalise les invités du festival.

Imprimés la nuit même au format 120x176, ces portraits sont à découvrir dès chaque lendemain matin dans du mobilier urbain. Un détournement artistique étonnant des fameuses "sucettes" JCDecaux.


Du 25 juin au 30 juillet 2010
Parvis du MK2 Bibliothèque
Paris 13ème
Entrée livre


â–º En partenariat avec le laboratoire Processus

 
 
Le photographe Sébastien Agnetti
RENCONTRE AVEC...
Le photographe Sébastien Agnetti

Sébastien Agnetti se dit "photographe d’ambiance". 
Photographe portraitiste, il travaille pour la presse, et réalise des portraits, des photos de mode et des reportages pour des magazines tels que The Wire, Spex, Das Magazin, Groove, Madame Figaro, Spray, Citizen K, Modzik, Nico International, Amusement, Glamour, ou l’Uomo Vogue.
En publicité, il travaille notamment pour Publicis Conseil, BDDP&Fils, DDB Paris, plusieurs agences en Suisse et pour des labels de musique comme Universal ou Warner.

Tout un univers que nous vous proposons de découvrir ce mois-ci dans notre Laboaime.

Retrouvez également les images de Sébastien Agnetti dans notre espace galerie

PORTRAIT
- Quels sont les photographes qui vous ont donné envie de faire de la photo ?
Sébastien Agnetti : Des photographes comme Alec Soth, Jeff Wall, Larry Clark, Philip-Lorca diCorcia, il y a aussi Guy Bourdin, Tim Walker.

- Comment la photographie est-elle entrée dans votre vie ?
SA : Pendant mes études de dessinateur de machines, à Genève. À l’époque, j’avais un ami inscrit dans un club photo. C’est lui qui m’a transmis cette passion, en me montrant régulièrement des images N&B qu’il tirait lui-même. J’ai vite eu envie de laisser tomber le dessin technique. J’ai quand même passé mon certificat de dessinateur, mais ensuite je me suis consacré entièrement à la photographie.

- Pourquoi êtes-vous devenu photographe ?
SA : Pour avoir une certaine liberté. Je me suis dit : « Fonce si tu veux vivre de cette passion et être ton propre patron ».

- Comment êtes-vous devenu photographe ?
SA : Un passage un peu lourd dans ma vie… Je me disais : "Fais ce que tu aimes de ta vie, ou du moins essaie tout ce qui est possible pour y arriver".
J’ai commencé mes cours à l’école de photographie de Vevey, en Suisse. Ensuite j'ai fait de l’assistanat à l’école d’art de Lausanne (ECAL), en section photo.
En parallèle, j’ai repris un studio photo en Suisse durant 3 ans, et puis je suis venu m’installer à Paris. J’ai commencé par être assistant pour des photographes comme Erwan Frotin en nature morte et Philippe Cometti en mode.

- Souvenirs de shootings en 3 flashs

- Le plus cauchemardesque
SA : Deux ou trois erreurs de sélection. Travailler avec des gens qui ne me correspondent pas vraiment...
Et tu te dis alors très vite : « mais je fais quoi ici… ? »
En plus tu sais pas pourquoi tu photographies ça !

- Le plus dingue
SA : Une série de portraits de Rachid Taha, un après-midi, lui et moi chez lui. Superbe !

- Le plus trippant
SA : Une semaine de mode en république dominicaine en plein mois de décembre. Avec une équipe de 8 personnes. Au final : un ouragan durant toute la semaine, pluie et vent… shooting très éprouvant, mais tellement bon !

- Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans la photographie ?
SA : Les rencontres, le travail en équipe. Et aussi les milieux différents que l’on traverse. Et bien sûr la découverte d’un résultat.

- Quelle est l’activité qui vous permet de reposer vos yeux et de ressourcer votre envie de photographier ?
SA : Une belle marche en montagne ou en forêt. Tu te retrouves seul. Tes sens sont en éveille. Tu réfléchis sainement et tu as plein d’envie, plein d’idées créatives...
Et cela devient une nécessité quand tu vis dans une ville comme Paris.

- Vous passer de prendre des photos, ce serait possible ?
SA : Quand la photographie reste une vraie passion - même avec des commandes parfois plus commerciales - tu as toujours envie de t’amuser, donc de prendre des images. Je pense que je ne pourrais pas arrêter de faire des images en effet… Quoi que, en ce moment, j’ai aussi envie de me lancer dans le film.

- Vous êtes d’origine Suisse, comment avez-vous été amené à travailler en France ?
SA : Je viens de Suisse Romande, d’une petite ville au bord du lac Léman. J’avais envie de voir plus grand... et j’aime beaucoup Paris.
Je travaille surtout en Suisse et en France pour le moment, et je travaille aussi régulièrement pour quelques magazines Anglais et Allemand.
J’ai bien envie de faire un petit séjour aux USA un de ces quatre...

- Les mentalités et les méthodes de travail sont-elles différentes d’un pays à l’autre selon vous ?
SA : Le contact est assez différent, du coup ça touche à la mentalité bien sûr. Mais en règle générale, les méthodes de travail sont les mêmes. La Suisse, c’est pas très grand comme pays, du coup, il y a un peu moins de possibilités de s’ouvrir à l’international.

- Les Indiens craignaient qu’on ne vole leur âme si un photographe faisait leur portrait : que penses-tu de cette peur instinctive ?
SA : C’est pas si faux… cela dépend du photographe.


QUESTIONS SUBSIDIAIRES

- Quel (autre) métier auriez-vous aimé faire ?
Sébastien Agnetti : Cuisinier ou …musicien.

- Quel est le métier que vous n'auriez pas aimé faire ?
SA : Banquier.

- Quelle est votre drogue favorite ?
SA : L’herbe… à chat.

- Qu’est-ce qui vous fait réagir le plus, de façon créative, spirituellement, ou émotionnellement ?
SA : Le cinéma et l’art.

- Qu’est-ce qui, au contraire, vous met complètement à plat ?
SA : La comptabilité.

- Qu’avez-vous été capable de faire par amour ?
SA : Prendre un chat (mais aujourd’hui, j’en suis dingue).

- Qui aimeriez-vous shooter pour mettre sur un nouveau billet de banque ?
SA : Ma femme, ça serait drôle…

- Quel est votre juron, gros mot, blasphème favori ?
SA : « gopfer tami nomol !! »

- Quel don de la nature aimeriez-vous avoir ?
SA : Parler 8 langues.

- Avez-vous un objet fétiche, un porte-bonheur ?
SA : Mes New Balance.

- À quoi vous sert l’art ?
SA : M’évader de toute réalité.


SI VOUS ÉTIEZ
- Une couleur… ?
Sébastien Agnetti : Le jaune.

- Une chanson… ?
SA : So What, de Miles Davis.

- Un objet… ?
SA : Des baskets New Balance.

- Une saison… ?
SA : Le printemps.

- Un parfum… ?

SA : Celui de la forêt.

- Un sentiment… ?
SA : …de légèreté.

- Un (autre) artiste… ?
SA : Gainsbourg, pour son génie.

- Un alcool ?
SA : Tequila !

- Une œuvre d’art ?
SA :  Une chanson de Chet Baker.


INTERVIEW « RÉFLEXE »

- Quel est le cliché que vous ne supportez plus ?
Sébastien Agnetti : Le photographe de mode.

- Quel est le réflexe dont vous êtes le plus fier ?
SA : Ma politesse.

- Qu’est-ce que vous ne pouvez pas encadrer ?
SA : Les radins.

- Qu’est-ce qui déclenche une envie de photo ?
SA : La nuit.

- Devant quel sujet ne pouvez-vous pas rester objectif ?
SA : Le racisme.

- À quoi sert un photographe ?
SA : Interpeller, amener une autre vision.

- Envie de faire une mise au point, là, tout de suite ?
SA : ...sur mon compte en banque...

- Si vous deviez zoomer sur un événement, ce serait lequel ?
SA : Le festival de Woodstock en 1969.

- Quel est votre boîtier fétiche ?
SA : Ma Linhof Technika.

- À quoi êtes-vous le plus sensible ?
SA : Au respect.

- En photo, qui vous impressionne vraiment ?
SA : Joel Sternfeld.

- Qu’est-ce qui passe avec succès, l’épreuve du temps ?
SA : Un beau tirage N&B baryté.


â–º EN SAVOIR PLUS ?
Sur Sébastien Agnetti

Projets éditoriaux de Sébastein Agnetti : le one more studio
Sur www.processusphoto.com,
espace galerie
 

 
 
 
© Sébastien Agnetti
UN PHOTOGRAPHE + UN LABO
Sébastien Agnetti & Processus

C'est au photographe Sébastien Agnetti que nous avons posé ce mois-ci la question : pourquoi Processus ?

Sébastien Agnetti : J’y ai trouvé un super accueil. Ce sont des passionnés d’images avant tout. Nous avons une même sensibilité à la photographie et ça m’a bien plu.
J’ai connu Processus par un ami Suisse, photographe, qui allait développer ces films 4x5 chez eux : vu l’exigence de ce photographe, j’y suis allé les yeux fermés.

Pour bien dormir, il faut vraiment avoir confiance en son labo... Quand j’apporte mes films, j’ai confiance. Et quand les travaux sont livrés, je suis toujours satisfait du résultat, et ça, c’est capital dans mon domaine d’activité.
L’équipe est soudée au sein de l’entreprise et ça se ressent sur leur travail. Ils prennent le temps de pousser la qualité au maximum et surtout ils comprennent rapidement la direction du photographe, et des images.
Ce qui important pour moi chez Processus c’est l’écoute, le conseil, et l’apport artistique qu’amène le labo dans ce "processus de création".
Ça ne va pas de soit dans tous les labo de se sentir compris. Chez Processus, on pratique la photographie par passion et ça rend les démarches plus légères. La confiance, c’est une règle dans ce métier.

â–º Plus d'infos dans notre espace numérique

 
 
© Sébastien Agnetti
L'ARRÊT SUR IMAGE
De Sébastien Agnetti

Sébastien Agnetti décrypte pour nous l'une de ses images.

The little black skirt

Sébastien Agnetti : C’est une image tirée de ma première série de mode à Paris. Je venais juste de m’installer dans cette ville, je rencontre une styliste qui me propose une série pour un magazine français… je lui dis que j’aime travailler à la chambre, que je voudrais partir sur des plans très larges, avec pas mal d’architecture. Je voulais aussi montrer Paris.
Ça n’a pas été facile de réaliser cette série : s’installer dans la rue, avec tous les gens qui passaient, et l’équipe, en plus à la chambre 4x5… un vrai challenge pour moi. Et aujourd’hui, je suis toujours fier de cette image, j’aime son côté cinématographique. Je l’associe vraiment à mon arrivée à Paris, une ville où tout est possible, et où rêve devient réalité.
Pour capter ce mélange de lumière urbaine et naturelle de fin de journée, j’ai utilisé des films négatifs que j’ai poussés. À la post-prod, j’ai choisi une chromie pas trop saturée, dans des tons plutôt chauds.

â–º EN SAVOIR PLUS ?
Sur Sébastien Agnetti
Sur le labo Processus

 
 
© Ellen von Unwerth
LIBRAIRIE | PHOTOS
Nouveau livre d'Ellen von Unwerth

Mesdames, une bonne raison d'aimer le foot...

La photographe de mode Ellen von Unwerth a photographié cette fois l'équipe nationale allemande de football pour la collection de prêt à porter masculin de la marque Strenesse.
Le résultat : un livre intitulé Die Spieler (les joueurs), une sorte de thriller sans paroles, où les images en noir & blanc parlent d'elles-mêmes.

En introduction, un texte de l’ancien gardien de but de l’équipe, Olivier Kahn.

Attention, tirages limités… !


â–º Pour la fabrication
Post-production : laboratoire Processus

 
 
© Guillaume Herbaut
PROCESSUS | LA REVUE DE PRESSE
Le photographe Guillaume Herbaut

Tchernobyl, 24 ans après la tragédie
Photos : Guillaume Herbaut


â–º  À lire dans le magazine Paris Match

â–º Post-production : le laboratoire Processus, service numérique
 

 
 
© Alain Bujak
COMMÉMORATIONS 8 MAI
Hommage aux tirailleurs marocains


Le photographe Alain Bujak a réalisé une série de portraits en hommage à ces soldats injustement oubliés par le pays qu'ils ont défendu.

La mémoire plutôt que l’oubli
"La reconnaissance n’est pas la même pour tous les soldats. Les anciens tirailleurs marocains en savent quelque chose. Leur histoire est celle du combat pour la libération de la France. C’est aussi la campagne d’Italie, Monte Cassino, l’Indochine. L’étonnante réponse à ce courage et à ce dévouement, c’est des pensions de retraite militaire au ras des pâquerettes, bien inférieures à celles versées aux soldats français. À cette injustice s’ajoutent les contraintes administratives et les réalités économiques. Le tout devient pour eux une obligation à résider six mois sur le territoire français. Tout ce temps, ils vieillissent comme des miséreux, loin du pays et de la famille, dans un foyer social, dans une chambre de sept mètres carré. Certains y meurent aussi. Et les petites phrases écrites pour les discours de commémoration de ce mois de Mai ne changeront rien à leur situation. "
Alain Bujak

â–º Processus vous invite à découvrir le travail d'Alain Bujak sur www.alain-bujak-photo.fr

â–º Plus d'infos sur nos tirages argentiques N&B sur notre site internet www.processusphoto.com.
Et par téléphone au 01 43 56 87 87.


 
 
© Jérôme Bonnet
FLASH I EXPO
World Presse Photo 2010


Le travail des lauréats du World Presse Photo 2009 exposé à la galerie Alaïa.

Du 27 mai au 17 juin 2010

Galerie Azzedine Alaïa


18, rue de la Verrerie

Paris 4ème
Métro Hôtel de ville
Tel: 01 42 72 19 19


Horaires: Ouvert tous les jours de 11h à 19h jusqu’au 17 juin. Entrée gratuite.


 
 
© Élodie Perriot
EXPO I PROCESSUS NUMÉRIQUE
Persona Très Grata


"Je ne sais pas ce que j'ai aujourd'hui, je marche dans mes pompes"

L’installation Persona Très Grata est une exposition faite d’images et de mots, à la fois grave et réjouissante. Autour des portraits de ces personnes en situation de handicap réalisés la photographe Elodie Perriot, des bribes de conversations, sous forme de maximes poétiques, philosophiques et humoristiques, seront projetées de façon impromptue au gré de la déambulation du visiteur dans l’espace de l’exposition, accompagnées par une bande-son issue de divers enregistrements recueillis dans les structures de L’Arche à Paris, centre qui accueillent des personnes ayant un handicap mental.

Exposition Persona Très Grata
Du 9 au 19 juin 2010
Centre Culturel Canadien
5 rue de Constantine
Paris 7ème (Métro Invalides)


â–º Pour la fabrication
Tirages jet d'encre 1m50x1m50, sur canvas paper, réalisés par Karoline, laboratoire Processus

Toutes les infos sur notre espace numérique

 
 
En partenariat avec le laboratoire Processus

PROCESSUS I ACTU
Dignité, une exposition d'Amnesty International

Une magnifique exposition à ne pas manquer.

DIGNITÉ 
Droits humains et pauvreté
â–º Une exposition de photographies
19 mai - 3 juillet 2010
Hôtel de Ville - Paris

â–º Un livre
Dignité, pauvreté et droits humains

Auteurs : Amnesty International / Oeil Public - Préface Esther Duflo
Coédition Amnesty International / Textuel
160 pages (dont 120 de photographies)


En partenariat avec le laboratoire Processus

â–º Pour la fabrication
Post-production : laboratoire Processus
Plus de 100 tirages exposés, du 36x44 au 150x220, sur papier semi-mat. Tirages réalisés par le laboratoire Processus


 
 
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