NEWSLETTER N°20 / JUIN/JUILL 2011
 
Arles 2011
ÉDITO
Cet été, ceux qui nous aiment prendront le train.

Parce qu'il faudra par exemple se rendre aux Rencontres d'Arles bien sûr, ou à Villeneuve-sur-Lot pour voir l'expo de Jean-François Robert à l'occasion du Mai de la photo ; il faudra alors, entre deux wagons, profiter de l'expo d'Hélène Biensa sur la naissance, vous plonger dans l'étrange livre de Julien Lachaussée, Alive ou encore feuilleter un de ces nombreux magazines sur lesquels Processus a apporté sa touche.

De toute façon, si vous ne prenez pas le train, quelqu'un l'a pris pour vous : il s'agit de Jérôme Brézillon, notre invité du mois et de la galerie Processus. Sa dernière série sur les paysages américains, shootée à bord des trains qui en sillonnent l'immensité est... dépaysante.

Et, si par hasard vous restiez à Paris, ce sera l'occasion de visiter la VOZ'Galerie à Boulogne-Billancourt, nouvel espace dédié à la photographie contemporaine, et d'aller voir l'étonnant film d'Éva Ionesco, My little Princess. Où que vous soyez, et pour peu que vous ayez un peu de réseau, jetez un œil militant sur le web-documentaire de Samuel Bollendorff et Mehdi Ahoudig À l'abri de rien. Enfin, pour ceux que le déclencheur démangerait encore, le concours Circulation(s) ainsi que les workshops du Blend Art Day sont faits pour vous !

Et bien sûr, quoi que vous fassiez, à Processus, on sera ravis d'en développer le résultat !

Bonnes vacances à tous.

 

Sandrine Fafet

 
 
Conception graphique : auplaisir.fr
Photo : Studio 14pm / Stéphane Bahic

PROCESSUS | ARGENTIQUE
La pérennité de la tradition

Chez Processus, pas besoin de choisir entre argentique et numérique.

Toutes nos prestations vous permettent simplement d'opter pour  la technologie la plus adaptée à chacune de vos commandes, en argentique comme en numérique, tout au long de la chaîne graphique.
â–º Pour la presse :  développements traditionnels E6, C41, N&B, traitement de l'image, scans haute déf, tirages de lecture, retouche.
â–º Pour vos expos : tirages à l'agrandisseur, RC, Baryté, tirages grand format, encres pigmentaires...

Autant de prestations professionnelles assurées par l'équipe de Processus, au plus proche des photographes.

Processus c'est l'alliance de la tradition et de la performance.


Pour toute info complémentaire, contactez-nous au :
â–º +33 1 43 56 87 87
Du lundi au vendredi, de 9h00 à 19h00.
â–º Par mail sur : 
info@processusphoto.com
â–º Par courrier :
163, rue de la Roquette 75011 Paris, France.
â–º Sur internet :
www.processusphoto.com


 
 
© jeabzz
ACTU PROCESSUS | BUZZ
Chez Processus, on a un bon plan pour ne pas déprimer à la rentrée !

BLEND ART DAY : une journée exceptionnelle consacrée à la jeune création, organisée par Blend Culture. 

Save the date : le 3 septembre 2011
L'événement : workshops « spécial lomography »


Apprenez à shooter avec un lomo, au côté d'un professionnel du genre !

â–º Le principe : vous apportez votre lomo (vous pouvez également réserver un Diana ou un Holga + 1 film).
Au cours des 2 workshops proposés, vous apprenez comment ça fonctionne vraiment, coaché par Jeabzz, artiste lomographe et collectionneur de lomos.

 

En collaboration avec des artistes américains, allemands et japonais, Jeabzz réalise d'incroyables clichés qui voyagent à travers le monde. 
Pour ce workshop photo, il vous aidera à dompter votre lomo.


â–º Processus vous propose 
1 place achetée = 1 offerte + votre film développé à -50% (1 film par personne et par atelier)
Voir conditions et tarifs   

BLEND ART DAY c'est aussi...

12 workshops, 1 exposition et 1 vente aux en(pas)chères

â–º 1 exposition collective : 6 jeunes artistes et créateurs, Kashink, Bulle Chambon, Paul Pinceloup, Yeasty, Jeabzz et le collectif French Fourch seront réunis au Comptoir Général, à Paris, proposeront une exposition collective d’œuvres inédites spécialement réunies pour l’occasion.

â–º 12 workshops : ces artistes proposeront 6 ateliers de création : réaliser une sérigraphie, créer un bijou de créateur, shooter avec un lomo, produire un petit fanzine avec vos œuvres, customiser comme un pro vos propres objets ou tenter la linogravure sur sac en toile.

â–º 1 vente aux en(pas)chères : acheter une œuvre d'art... le moins cher possible !

C'est où?
Le Comptoir Général
80 quai de Jemmapes, Paris 10
De 14h à 19h, le 3 septembre 2011 entrée payante


BLEND CULTURE est une plateforme d’expérimentation artistique, spécialisée dans l’accompagnement de jeunes artistes et la création de projets multi-culturels : concerts, expositions, performances, projections de courts métrages, animations culturelles, installations...)


â–º Un partenariat Processus

 
 
© Marion Poussier
VOTRE COUP DE COEUR DU MOIS
La photographe Marion Poussier

Vous aviez voté pour l'une des images présentées dans notre galerie?

Découvrez l'image élue ce mois-ci, sur notre site :

www.processusphoto.com

 

 
 
© Mathieu Sapin
RENCONTRE AVEC...
Le photographe Jérôme Brézillon

D'abord jeune assistant, puis photographe indépendant dans la publicité, Jérôme Brézillon, alors à la tête d'un studio photo, sent pourtant l'ennui le gagner. Il décide un beau jour de tout plaquer et de partir. Un voyage aux Antilles de plusieurs mois au retour duquel il entamera une nouvelle carrière, toujours dans la photographie, mais cette fois tournée vers le reportage. Il collabore alors à différents quotidiens et magazines, tels Libération, Télérama, les Inrocks.

Puis il participe à la création, en mars 1997, du site internet Revue.com avec huit autres photographes et rejoint en 1998 l'agence Métis. Dès 1989, il entame, parallèlement à ses commandes, un travail personnel sur le paysage urbain, se passionnant pour les États-Unis, et l'immensité de leur territoire.

Il travaille actuellement sur une nouvelle série : des images prises depuis des trains, Los Angeles, New Orleans, Miami, Chicago, New-York, Washington, San Francisco... Tout juste rentré d'un second voyage de 14000 km, il répond à aujourd'hui nos questions.

 

PORTRAIT 


- Comment la photographie est-elle entrée dans votre vie ? 
Jérôme Brézillon :
Mon père faisait des photos d'amateur et avait lancé un concours photo, au sein de notre cercle de famille et d'amis. Il y avait une dizaine de thèmes proposés et à l'issue de ce concours, on organisait un dîner, avec projection de diapo, votes, et élection du gagnant. J'ai participé à ce concours, ce furent mes premières photos – j'avais 11 ou 12 ans. J'ai traité les dix thèmes avec un seul film – rentable... ! (rires) Et puis mon père était abonné à Actuel, je faisais attention à leurs photos. De là, j'ai commencé à réfléchir à comment faire une photographie, comment raconter quelque chose avec une photographie.

- Vous vouliez déjà en faire votre métier ?
JB
 : Pas vraiment... Je ne savais pas que c'était un travail. Pour moi, la photographie, ça n'était pas un vrai métier ! J'ai d'abord voulu devenir chef opérateur, dans le cinéma, je suis entré à Censier, à la fac. La même année, on a proposé à un de mes amis d'être assistant de photographe, comme job d'été, chez un photographe de nature morte. Il n'a pas pu le faire, et je l'ai remplacé, et je ne suis jamais retourné à la fac. J'ai continué à être assistant, jusqu'à ce que je monte mon propre studio. J'avais une vingtaine d'années. Ça marchait plutôt bien, j'avais pas mal de clients. 

- Et la rupture ?
JB
 : En 1992, j'ai tout arrêté. J'en avais tout simplement assez des packshots, des catalogues. Je suis parti aux Antilles, sur un bateau. À mon retour, j'avais tout perdu, mes clients, mon réseau, mon studio. Je suis reparti de zéro. J'ai fait mes premiers reportages sur Rungis et sur la boxe thaï en banlieue. Et, de 92 à 96, j'ai fait des aller-retours en Bosnie, couvrir le conflit ex-Yougoslavie.

- Quels sont les photographes dont vous appréciez le travail ?
JB :
Le tout premier livre de photo que j'ai acheté, ce fut un livre de Jean-François Jonvelle... Le deuxième, ce fut Visages de l'Ouest, de Richard Avedon.
Mais très tôt, je me suis intéressé de près aux photographes de guerre, Philip Jones Griffiths, David Douglas Duncan, Don McCullin, Larry Burrows, et à Magnum, Gilles Peress, Raymond Depardon pour ses travaux sur le texte allié à l'image, ou Alec Soth…
Je regarde beaucoup de photos, et j'achète beaucoup de livres. Récemment il y a eu Pieter Hugo, William Christenberry, Mitch Epstein.
Avec mon premier voyage aux États-Unis en 1989, j'ai découvert les photographes américains tels que Walker Evans, Robert Adams, Lewis Baltz. J'aime aussi particulièrement le travail des coloristes tels que William Eggleston, Stephen Shore, Joel Meyerowitz...

- Justement, depuis près de dix ans, tous vos projets personnels ont pour cadre le territoire américain : les États-Unis occupent une place prépondérante dans votre travail photographique.
JB :
J'essaye de m'en détacher, de passer à autre chose, d'aller vers d'autres lieux, vers d'autre gens... mais chaque fois je retourne là-bas. Il suffit que les frères Cohen sortent un nouveau film, ou que j'écoute un disque du label Fat Possum et j'ai envie de repartir. Et chaque fois je suis content d'y être.

- L'une de vos premières étapes fut Huntsville, au Texas.

JB :
L'idée de raconter cette ville m'intéressait. Comment imaginer à quoi peut ressembler la vie quotidienne d'habitants d'une ville dans laquelle la mort est à la fois banale, anonyme et abstraite. J'y ai cherché de l'action, je voulais aller à la rencontre des gens. J'ai dû me faire une raison : dans les rues d'Huntsville, il ne se passe quasiment rien. J'ai réalisé que c'était justement cela, qu'il fallait capter.
Ensuite il y eu le documentaire de Solweig Anspach sur Odell Barnes [jeune Noir de 31 ans victime d'une erreur judiciaire et exécuté le 1er mars 2000] Made in the USA. Une contre-enquête, au cours de laquelle elle interroge les amis d'enfance Odell Barnes, sa famille, le juge, le médecin légiste. Dans son film, les lectures des dépositions sont illustrées par mes photos, qui reviennent sur les lieux clés du drame. Là encore, mes images ne montrent pas l'action, elles ne le peuvent pas. Et pourtant elles racontent une histoire.

- Autre série. 2004 : les Sioux Lakotas du sud Dakota. Plusieurs voyages à Pine Ridge donneront naissance à la série “Souverains”. Comment est née cette série ?
JB : Je voulais aller "voir " les Indiens. Me confronter à cette vision un peu romantique que j'avais de ce peuple... Seulement si tu n'as pas des amis là-bas, ou de bonnes raisons d'y aller... t'as rien à y faire. À moins d'être photographe justement. J'ai voulu aller à la rencontre des gens, qu'il se passe quelque chose avec eux, c'est comme ça que j'ai réalisé cette série.

- Dernier projet en date : les images prises des trains...
JB 
: J'ai débuté cette série l'année dernière, premier voyage : Chicago-Seattle, Seattle-Los Angeles, Los Angeles-Chicago. Deuxième étape (j'en reviens) : Los Angeles-New Orleans-Chicago-Miami-Washington-New-York-San Francisco- et retour à Los Angeles. 8 stop. 15 jours de train, 53 heures de voyage, 14000 km, 70 rouleaux 135. Que de la couleur. En comptant mon premier voyage, j'avoisine les 20 000 km. Par rapport à mes précédentes séries, sur la neige par exemple, la démarche est totalement différente : pour ces séries, je laissais beaucoup de place au hasard, sans idée précise, j'écoutais la radio et j'allais là où l'on annonçait une tempête de neige, je ne dormais jamais deux nuits au même endroit. Parfois, c'était simplement le nom d'une ville qui m'attirait. Pour les trains, c'est différent, c'est le paysage qui vient à toi, comme au cinéma, et mon parcours est très réfléchi, très préparé.

- Ça avance bien ?

JB :
C'est trop tôt. Je n'ai pas encore regardé les tirages de lecture. Je n'ai pas ouvert la boîte. Ils sont rangés dans leur pochette cristal. J'attends encore un peu avant d'aller voir. Je suis souvent déçu au retour d'un voyage. Je sais que j'ai raté certaines photos que je pensais vraiment avoir réussies, heureusement j'en découvre d'autres. J'aime aussi partager l'éditing de mes planches contact avec des gens en qui j'ai confiance. Parfois tu t'obstines à t'attacher à une photo un peu faible juste parce que tu étais tellement persuadé en la faisant que ce serait une bonne photo, ou simplement parce que le moment était en lui-même exceptionnel, tu t'accroches à cette idée alors que je résultat n'est pas là. Partager le regard, ça aide. Et je préfère toujours laisser passer un peu de temps.

- De tous ces voyages, toutes ces rencontres, quelles petites histoires vous reviennent ?
JB :
Des petits ratages : une manif, par exemple, que je devais photographier pour Laurent Abadjian, de Télérama : j'arrive à l'heure au rendez-vous mais le cortège est parti en avance. Ce qui n'arrive jamais. Je les rattrape, je saute de la moto, je shoote (c'était en argentique à l'époque), je rentre au journal, je fais développer mes films... je m'étais trompé de manif, j'avais pas shooté la bonne...

Une série de photos dans la neige : une heure de marche au petit matin, paysages blancs immaculés, et je finis par m’apercevoir que mon objectif est plein de buée ! (J'utilise un appareil télémétrique et mon viseur, lui, n'avait pas de buée.) J'ai reshooté tout le film, image par image en remarchant dans mes propres traces. Résultat : deux séries identiques. Il n'y avait finalement pas de traces de buée sur la première.

De belles rencontres, aussi : Alain Bashung sur le tournage du film de Charlotte de Turckeim « Mon père, ma mère, mes frères et mes soeurs », au Mexique, pour le magazine Studio...
R.L. Burnside, musicien et chanteur de blues américain, pour ma série sur le Mississippi, qui m'a dit, alors que je m’apprêtais à le photographier, que, de toute façon, il n'apparaissait jamais sur les photographies, jamais. Résultat, je rentre à Paris : mes photos avaient subi les rayons X à l'aéroport en rentrant des Étas-Unis.

- Vous êtes allé à la rencontre des Indiens au cours de vos nombreux voyages aux États-Unis. Au commencement de la photographie, les Indiens craignaient qu’on ne vole leur âme si un photographe faisait leur portrait : qu'en est-il aujourd'hui de cette peur instinctive ?
JB :
 Je connais un peu les Sioux Lakotas : plus ils aiment les dollars, et plus ils ont peur qu'on leur vole leur âme.

- En dehors des reportages, vous faites également des portraits. Comment se passent les prises de vue pour les portraits ?
JB :
 J'attache autant d'importance à l'environnement qu'à la personne que je photographie, et comment le sujet occupe cet espace. Je dirige peu. J'ai juste horreur des mains dans les poches et des déhanchements.

- En tant que photographe, diriez-vous que c’est, de vos cinq sens, la vue qui vous procure le plus d’émotions ?
JB :
Je trouve parfois que certaines photographies manquent de sons.

- Qu'est-ce qui vous permet de reposer vos yeux et de ressourcer votre envie de photographier ?
JB :
Mes fils, parce qu'ils voient des choses que je ne vois pas.

- Diriez-vous que vous n’imaginez pas vous passer de prendre des photos ? Est-ce une activité vitale pour vous ?
JB :
La photographie permet vraiment d'aller ailleurs.

- Que vous inspire la nouvelle génération de photographes ? En quoi est-elle différente de la vôtre ?
JB :
J'ai le sentiment que la nouvelle génération réfléchit davantage. La mienne était plus intuitive et laissait plus de place à l'improvisation.... Ni mieux, ni moins bien.

- Quel conseil donneriez-vous à un jeune photographe ?
JB :
Fais des photos.

- L’art du portrait est très ancien. Il se place au fondement même des premières photographies. Il est également chargé d’une riche tradition picturale. Comment situez-vous ce travail photographique, par rapport à la peinture ?
JB :
Je pense que Lucian Freud est un remarquable photographe, et que Richard Avedon et Antoine d'Agata sont de bons peintres...

- Que pensez-vous du comparatif argentique / numérique ?
JB : 
Quand il n'y avait que l'argentique, acheter ses films avait quelque chose de précieux, à présent, ça n'a plus de valeur. Dans tous les sens du terme. Le numérique a démocratisé la photographie. Tout semble possible maintenant. Un négatif, ça ne pardonne pas. Avec les possibilités actuelles du numérique, le paradoxe est là : un mauvais photographe peut faire une bonne photo (ce qui fait de lui un bon photographe).

Là, par exemple, je reviens des États-Unis, pour ma série sur les trains. J'ai choisi de travailler en argentique, et j'ai opté pour un Leica 24x36. Avec mon Nikon, je me serais facilité les choses : je pouvais monter plus haut en vitesse, et aller plus loin en sensibilité... Mais au fond, ce que je voulais, c'est capter l'aspect fugitif de ces paysages, ce que la contrainte du Leica rendrait très bien. Je n'aime pas trop les boîtiers numériques. Je reste très attaché à la mécanique, au bruit… un truc de vieux? (rires) Avec le Leica entre les mains, tu sens qu'il se passe quelque chose. Avec un 5D, il n'y a pas le même contact. En numérique, tout est devenu nickel, tout est parfait, tout se ressemble, et ça me lasse. Je cherche au contraire à rendre la fragilité des images, c'est cela que j'aime.

 

QUESTIONS SUBSIDIAIRES

- Quel métier auriez-vous aimé faire (à part photographe) ?
JB 
: Bûcheron.

- Quel métier n'auriez-vous pas aimé faire ?
JB 
: Directeur du FMI.

- Quelle est votre drogue favorite ?
JB 
: R.L. Burnside.

- Qu’est-ce qui vous fait réagir le plus de façon créative, spirituellement, ou émotionnellement ?
JB 
: Les caresses.

- Qu’est-ce qui, au contraire, vous met complètement à plat ?
JB 
: La chimiothérapie.

- Quel bruit ou quel son aimez-vous faire ?
JB 
: Chut.

- Quel bruit, ou quel son détestez-vous ?
JB 
: La lime à ongles.

- Qui aimeriez-vous shooter pour mettre sur un nouveau billet de banque ?
JB 
: Bernard Tapie.

- Quel est votre juron, gros mot, blasphème favori ?
JB 
: « merde ».

- Quel le don de la nature aimeriez-vous avoir ?
JB 
: Nyctalope.

- Avez-vous un objet fétiche, un porte-bonheur ?
JB 
: Un coquillage.

- Quelle est la plante, l’arbre, l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ?
JB 
: Un gorille, un bon vieux « dos argenté ». On le laisse tranquille.

- À quoi vous sert l’art ?
JB
 : À s'intéresser à l'autre.

Interview : Sandrine Fafet



â–º EN SAVOIR PLUS ?
Sur Jérôme Brézillon
Sur www.processusphoto.com - espace Galerie

 
 
© Jérôme Brézillon
ARRÊT SUR IMAGE
De Jérôme Brézillon

Le photographe Jérôme Brézillon décrypte pour nous, ce mois-ci, l'une de ses images.

STAND ART LIFE
USA. Sud Dakota.

C'était au petit matin. Je réalisais ma série de photographies de neige. J'ai été attiré par cet auvent rouge qui se détachait dans le paysage, et cette enseigne « burgers fries pop ». Il y avait un lampadaire allumé, qui diffusait un halo jaune, et au-delà, sol blanc, ciel blanc, neige à perte de vue. C'était très beau. J'ai installé mon trépied, choisi mon cadre ; j'étais en 6x7.

Au moment où j'ai déclenché, le halo s'est éteint. Le jour venait de se lever...

Je me suis demandé s'il fallait attendre le lendemain matin pour refaire l'image telle que je l'avais voulue. Finalement je suis parti.

Une seconde avant, et cette image aurait été différente, mais je l'aime comme ça. 

â–º Découvrez la sélection d'images de Jérôme Brézillon dans notre espace Galerie


 
 
© Jérôme Brézillon
PROCESSUS | EN IMAGES
La galerie Processus présente...

Le photographe Jérôme Brézillon

 

En images dans notre galerie sur : www.processusphoto.com

 
 
© Julien Lachaussée
LIVRES I PHOTOS
Processus accompagne la sortie du dernier livre du photographe Julien Lachaussée

Alive : Tattoo Portraits 

Julien Lachaussée est né en 1976 à Paris, il est photographe indépendant. Après des études à l’école de photo EFET, il a été, durant cinq ans, l’assistant du photographe de mode Jan Welters, avant de réaliser ses propres images. 

Il aura fallu six ans à Julien Lachaussée pour réaliser les 146 portraits réunis dans son tout dernier livre Alive, paru aux éditions Eyrolles. Bikers, tatoueurs, body-builders, skateurs, steap-teaseuses... Le milieu qu'il donne à voir, c'est le monde de la rue, le monde de la nuit. C’est là qu’il a longtemps traîné, dans les parkings déserts, les rues sombres, les bars à strip-tease, les salons de tatouages, les laveries désertes et les chambres d'hôtel miteuses. Un univers interlope où l’on croise des destins marginaux, des figures hors du commun, baroques, et parfois inquiétantes. Mais si ces portraits ont quelque chose de tendre malgré tout, c’est que, au-delà des apparences, ce que Julien Lachaussée cherche à nous montrer, c’est le côté humain de tous ces personnages, et toute l'énergie qui les anime. Un travail plein d'humour, généreux et brillant.

Alive : Tattoo Portraits
par Julien Lachaussée
Coffret livre collector
Édition limitée à 100 exemplaires

• Coffret édition limitée
Livres numérotés et signés par Julien Lachaussée
Dimensions 24x30, 192 pages

Inclus dans le coffret :
Tirage argentique noir&blanc, Baryté, 18x24
Numéroté et signé par JL
.

Et pour tous ceux qui se seront réveillés trop tard pour le collector, pas de panique, l'édition standard paraîtra en librairie en novembre 2011.

â–º Post-prod : Laboratoire Processus

â–º Voir la vidéo réalisée par Brèves de trottoirs, Vainqueur du Webby Award 2011 série documentaire. 
Découvrez l'univers de Julien Lachaussée et visitez Processus numérique !

â–º En savoir plus sur Julien Lachaussée

 
 
© Jérôme Bonnet / Jodie Foster
Festival Paris Cinéma avec le photographe Jérôme Bonnet
PARTENARIAT PROCESSUS
Festival Paris Cinéma : le cinéma en capitale

"Les invités du festival vus par Jérôme Bonnet", une exposition photo "work in progress" à ciel ouvert autour des invités du festival. 

Initiée en 2008, l’exposition s’installe à nouveau sur le parvis du MK2 Bibliothèque, et cette année, sur le parvis de la BnF.

Chaque jour, le photographe Jérôme Bonnet immortalise les invités du festival. 

Imprimés la nuit même au format 120x160, ces portraits sont à découvrir dès le lendemain matin dans du mobilier urbain. Un détournement artistique étonnant des fameuses "sucettes" JCDecaux.


Du 25 juin au 13 juillet 2011
Parvis du MK2 Bibliothèque et de la BnF
Paris 13ème
Entrée libre


â–º En partenariat avec le laboratoire Processus

 
 
My little Princess, d'Eva Ionesco
ACTU | CINÉMA
My Little Princess, de la réalisatrice Éva Ionesco

Le premier long métrage d'Éva Ionesco, My little Princess, est sorti en salles le 29 juin après avoir été présenté à la Semaine de la critique lors du dernier festival de Cannes.

En grande partie autobiographique, le film retrace l'histoire d'une enfance volée. La mère, Irina Ionesco, interprétée dans le film par Isabelle Huppert, est devenue célèbre dans les années 1970 en prenant en photo sa fille dans des poses érotiques.

Trois jours par semaine, de 4 à 12 ans, les mêmes gestes, habillage, déshabillage, maquillage, gestes mécaniques, gestes de plus en plus malsains."Cela a commencé avec des fleurs. Puis on est passé aux photos rituelles, aux masques, aux poses renversées, alanguies, le décor s'est chargé, c'est devenu un bordel macabre, baroque, très mode, avec des miroirs, des tentures." raconte la réalisatrice sur lepoint.fr. "Le sublime devenait horrible." Puis, un jour, on passe aux photos nues, jambes écartées, les robes de princesse sont devenues inutiles "Parce que tout le monde aime te voir nue, répétait ma mère. Parce que c'est de l'art." 
My Little Princess dépeint très subtilement le chantage affectif d'une mère envers sa fille. Un amour pervers, tissé de manipulation et de culpabilité.

"Je raconte une histoire de monstre, mais à la façon d'un conte. Ma mère réalisait des photos de moi dénudée, et elles sont parfois inmontrables. J'ai édulcoré les choses, car la vérité est trop trash. Or je voulais un film séduisant et supportable. J'ai donc travaillé sur mes propres limites, et je me suis arrêtée là où ma blessure était trop grande. Quant au dispositif esthétique, j'ai pensé à Brian De Palma, Robert Aldrich, aux films de série B... Aux héroïnes de Fassbinder et à la Lolita de Kubrick, aussi."

â–ºUne collaboration Processus

 

 
 
©  Samuel Bollendorff
WEB | PHOTOS REPORTAGE
Le photographe Samuel Bollendorff à la rencontre des mal-logés en France

Samuel Bollendorff, la photographie militante : « Le modèle sociétal est en péril »

Le photographe Samuel Bollendorff a déjà réalisé de nombreux reportages sur des questions de société publiés notamment dans Libération ; hôpital, école, police, prison : un regard social sur l’institution en France. « Ce qui était important, c’était de montrer que de plus en plus de gens peuvent basculer dans le mal-logement, que le rêve d’une France de propriétaires n'est pas si simple, qu'il crée aussi de l’endettement et de la précarité. La réalité, c’est que notre pays, censé être un pays riche, se montre incapable d’assurer des conditions de vie dignes à plusieurs millions de ses concitoyens. On touche là au socle, à l’idée du bien commun. C’est là que l’on comprend que le modèle sociétal est en péril. ». 

â–º De la photographie militante au web-documentaire
« Le webdocumentaire, une nouvelle façon d’interpeller l’État » explique Yves Colin, Directeur de la Communication de la Fondation Abbé Pierre.

À l'abri de rien, un web-documentaire réalisé par Samuel Bollendorff et Mehdi Ahoudig. 
En ligne sur 
www.a-l-abri-de-rien.com

« Nous avons choisi le web documentaire, précise Yves Colin, parce qu’il permet de parler du mal-logement en préservant l’intimité et la dignité de personnes déjà fragilisées. À l’aide de photos, d’entretiens audio, on n’entre pas dans leur vie de manière aussi frontale qu’avec un document vidéo. En outre, ce médium est innovant : il touche des publics qui sont de vrais relais d’opinion (la presse, les décideurs) et les jeunes, à la fois victimes du mal-logement et porteurs d’avenir.(...) En mettant ce web-documentaire en ligne, la Fondation poursuit la mission d’interpellation qu’elle a héritée de l’abbé Pierre. »

â–º Post-prod photo : Laboratoire Processus, pôle argentique

 
 
© I.T / VOZ'Image
LE MONDE DES IMAGES | ACTU
VOZ'image devient L'agence VOZ' 

Une nouvelle identité
VOZ'Galerie - une galerie d'art.
VOZ'Image - une banque d'images.
VOZ'Rezo - une communauté de photographes.

Un nouveau lieu 
Un espace de 190m² convivial et lumineux, situé à Boulogne-Billancourt, dédié aux expositions individuelles et collectives des photographes de l'agence VOZ'. 
Jouant sur les contrastes entre le noir et le blanc, les différents espaces de la galerie permettront de présenter tous les trois mois une nouvelle exposition - espace blanc -, tout en montrant de manière permanente les photographes de la galerie - espace noir-

41 rue de l'Est
92100 Boulogne Billancourt
Métro : Boulogne-Jean Jaurès
+33 (0)1 41 31 40 55
Du mardi au samedi : 11h30 - 19h30 et sur rendez-vous


â–º VOZ’Galerie : une galerie d’art dédiée à la photographie

Née d’une volonté de promouvoir la photographie d'auteur et de soutenir les artistes émergents de la scène photographique, lancée par une équipe de femmes dont Ivane Thieullent, la VOZ’Galerie se donne pour objectif d'incarner le reflet de la diversité des écritures photographiques, de défendre le travail des photographes qu’elle représente et de le porter au regard du public. 

La VOZ’Galerie souhaite donner un espace d'expression aux talents issus des différents courants de la photographie.

Des auteurs reconnus ont choisi de partager la vocation d’"initiateur de talent" de la VOZ’Galerie en rejoignant la galerie aux côtés de jeunes photographes : Arno Brignon, découvert et représenté par la VOZ’Galerie à partir de 2008 et lauréat de la Bourse du Talent 2010 et du festival du scoop et du journalisme d’Angers, ou encore France Dubois exposée cette année dans le cadre du New York Photo Festival.

À leurs côtés, des photographes de renom comme Arnault Joubin, Anthony Barboza ou François Delebecque.

Une démarche de révélateurs de talents cautionnée par ces photographes qui exposent aux côtés d'auteurs encore inconnus ou méconnus.


Une expo
"Bestiaire", du 9 juin au 14 octobre 2011

À l’occasion de l'ouverture de ce nouveau lieu, VOZ’Galerie convoque gorilles, rhinocéros, zèbres, lions et éléphants. Une exposition collective qui réunit des photographes français et étrangers autour d’une thématique fédératrice : le bestiaire. Animaux réels ou imaginaires, drôles ou inquiétants, l’exposition se propose de réunir diverses démarches artistiques explorant le médium photographique.

Outre les photographes de la galerie, VOZ’Galerie a proposé à Azart Photographie, magazine trimestriel dédié à la photographie contemporaine, une carte blanche. Artistes invités : Julia Christe et Polixeni Papapetrou.


â–º EN SAVOIR PLUS ?

Rendez-vous sur : www.vozimage.com


 
 
© Hélène Biensa
Raphaëlle et Edouard avec Léon

EXPO | GRANDE VITESSE
La photographe Hélène Biensa expose dans les ID-TGV

L'exposition de la photographe Hélène Biensa voyage à très grande vitesse. Elle fait l'aller-retour Paris-Annecy et Paris-Lyon, à bord des iDTGV.

2=3 et même plus parfois !    

Passionnée par la maternité, la paternité et la naissance, Hélène Biensa réalise depuis 20 ans des photographies de couples avant et après la venue au monde de leur(s) enfant(s).

Plus de 300 portraits généreux et sincères, en argentique noir et blanc (avant) et couleur (après). Autant de couples et de familles, autant de poses différentes et de bonheurs qui s’affichent autour d'un joli ventre qui s'arrondit, puis d'une nouvelle petite vie qui arrive.

Un regard artistique et sociologique, humaniste et tendre sur cet événement – à la fois personnel et universel – qu’est la venue d’un enfant, la naissance d’une famille.

Hélène Biensa est active, elle soutient des associations telles que l'Association LCDP, La Cause des Parents, CALM, Comme à la Maison, en donnant à son travail une valeur d'accompagnement à la naissance.
 

â–º Prochains rendez-vous dans le ID-TGV : 27 juillet Lyon-Paris et le 30 juillet Paris-Lyon
Plus d'infos sur : www.helenebiensa.com


â–º Développements N&B et C41, tirages : laboratoire Processus

 
 
© Jean-François Robert
RÉGIONS | EXPO PHOTO
Le photographe Jean-François Robert 

Hommage au 8ème art en pays Villeneuvois

Pour la 7e année consécutive, Villeneuve sur Lot et ses environs servent de cadre à une manifestation qui, chaque année, prend une nouvelle envergure : le « Mai de la Photo ». 
Un hommage au 8e art auquel la ville entière et la Communauté de Communes du Grand Villeneuvois servent de vitrine durant tout l'été.

Remarquable exemple de coopération culturelle à l'échelle d'un territoire, soutenu techniquement et financièrement par la Ville, l'opération rassemble deux associations locales très actives, Objectif Image et le Cercle Photo, des professionnels et des amateurs, des passionnés de tous âges. Au total, pas moins de dix-huit lieux en action, et près d'une trentaine d'expositions, des rencontres, des visites guidées, des lectures, des animations pour adultes et jeune public et un concours national autour du portrait.

À cette occasion, le photographe Jean-François Robert - portraitiste de célébrités et personnages politiques - expose ses clichés sur le thème "Gens en tenue de travail à l'extérieur" dans les jardins de la mairie. « Le public découvre des gens connus dans un contexte environnemental différent de l'habituel. Un décalage qui émeut, interpelle ou ravit. Le tout sur un fond de poésie et de rire. »


EN SAVOIR PLUS ?
â–º Direction de la Culture
Hôtel de Ville
47307 Villeneuve-sur-Lot Cedex

â–º Et sur
 www.modds.fr

â–º Post-prod : Laboratoire Processus

 
 
Laboratoire Processus
REVUE DE PRESSE
L'actu éditoriale de Processus

Pour la presse, l'édito, la pub...
Vous aussi, faites partie de ceux qui nous font confiance.

Pour toute info complémentaire, contactez-nous au :
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Sur internet :
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EUROPE | PHOTOGRAPHIE
Circulation(s)
Festival de la jeune photographie européenne

Appel à candidature

Coup d'envoi de la deuxième édition du festival
Circulation(s) prévue pour mars 2012 : appel à candidature.

â–º L'appel à candidature s'adresse à tous les photographes européens, ou résidant en Europe au début de leur carrière d'auteur.
Les travaux seront jugés sur leur qualité et leur cohérence artistiques. Le thème du festival est libre.

â–º A l'issue de la sélection, une vingtaine de photographes formant un panorama de la nouvelle génération de photographes européens seront exposés dans la galerie Côté Seine, dans les jardins de Bagatelle.

â–º L'historique de ce festival
Partant du constat qu’il n’existait pas en France de manifestation photographique entièrement dédiée à la jeune photographie européenne, Fetart, après une première exposition en 2008 réunissant 21 photographes européens à l’occasion du Mois de la Photographie, a souhaité pérenniser cette initiative en organisant un festival photographique annuel qui leur soit entièrement dédié.

Et la toute première édition du festival Circulation(s) a connu l'an passé un succès considérable.

Proposant un regard croisé sur l'Europe à travers la photographie, le festival, réunissant 42 jeunes photographes européens, avait permis de présenter leurs travaux à un large public, dans ce lieu mythique des jardins de Bagatelle.

Circulation(s) souhaite également fédérer et mettre en lumière les initiatives lancées par des commissaires, des galeristes, des festivals, des collectifs, des écoles de photographie ou encore des éditeurs européens.

â–º Modalités
Les candidats doivent faire parvenir par courrier un dossier de candidature, à renvoyer à l’adresse suivante :

Fetart – Marion Hislen
51, rue des Rigoles
75020 PARIS

Date limite d’envoi des candidatures : 30 septembre 2011
Un jury de professionnels se réunira fin octobre 2011.

Bonne chance à tous !

â–º Infos pratiques

Festival Circulation(s)
Du 19 février jusqu’au 1er mars 2012
Ouvert tous les jours, de 11h à 17h
À partir du 2 mars 2012 : tous les jours, de 11h à 18h30

ENTREE LIBRE

Galerie Côté Seine, Parc de Bagatelle,
Entrée coté galerie : Route de Sèvre à Neuilly
M° Pont-de-Neuilly & bus 43
ou
Entrée coté parc : Allée de Longchamp, 75016 Paris
M° Porte Maillot & bus 244 (Bagatelle - Pré Catelan)


 
 

À vos agendas !

 

Fermeture estivale du labo Processus

Du 8 au 21 août 2011 inclus

Réouverture le 22 août 2011 à 9h00

 

Bonnes vacances à tous...
… des vacances tout en images bien sûr !


L'équipe Processus


 
 
À tous ceux qui ont aimé ce que le labo aime, retrouvons-nous le mois prochain !


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