NEWSLETTER N°4 / JANVIER 2009
 
  Édito
Une année 2009 pleine d'énergie et de nouveaux projets...

... c'est ce que nous vous souhaitons à tous pour cette nouvelle année qui commence.

L'énergie bien sûr, elle est là, au quotidien. Processus c'est une enseigne et deux pôles d'activités : un labo argentique et un labo numérique. Et cela représente, à titre d'exemple en 2008 :
45 460 développements de films, 8800 heures de retouche, ou encore 1790 tirages d'expo...

Nos projets pour 2009 : campagnes de pub, presse, reportage, expos... Processus reste présent sur tous les fronts de l'image.
À découvrir dans les prochains numéros de Laboaime.
Côté technologie, Processus innove avec le lancement, très prochainement, du service « tirages en ligne », à suivre...

Et, en 2009, Processus Argentique, au service de la tradition, c'est toujours des développements de films C41, N&B, E6, des planches contact argentique, et des tirages à l'agrandisseur jusqu'au 50 x 60.
Processus Numérique, à la pointe de la technologie, c'est le service retouche, les scans haute définition et les tirages d'expo grand format.

Alors bonne et heureuse année à tous et tous les vœux de l'équipe Processus !

Sandrine Fafet



 
 
Métier
Les planches contact argentique : une tradition chez Processus

En couleur comme en N&B, toutes nos planches contact sont faites à l'agrandisseur.
Entre argentique et numérique, c'est avant tout le souci de la qualité qui impose, selon les besoins, l'emploi d'une technologie plutôt qu'une autre.
Et parce que rien n'égale le rendu d'une planche contact traditionnelle, nous continuons à faire notre métier de contacteur argentique, et à le faire bien.

La fabrication :

Planches contact N&B : Tom
Planches contact couleur : Frédérique
Format : 24x30
Papier : Kodak Endura pour la couleur, Ilford pour le N&B, en mat ou brillant. Cartoline sur demande.

Exemple de prix :
- Développement + planche contact : 8,38 euros HT
- La planche contact supplémentaire : 4,88 euros HT
- La planche contact seule : 7,00 euros HT


 
 

 
 
© Ellen von Unwerth
Le coup de cœur du mois
Palmarès des campagnes de pub 2008

L'exercice n'était déjà pas facile au départ : une année de campagnes de pub chez Processus, toutes plus glamour les unes que les autres ...

... et il nous fallait n'en sélectionner que neuf !

À vous, nous avons demandé de n'en retenir qu'une seule.

Ce mois-ci encore vous avez joué le jeu. Découvrez l'image que vous avez choisie dans notre espace « coup de cœur ».


 
 

 
 
Jérôme Bonnet, photographe
À la rencontre de...
Jérôme Bonnet, photographe


Jérôme Bonnet est photographe. Il se consacre, dans les premiers temps de sa carrière, au reportage, intéressé notamment par le travail de photographes de Magnum, tels que Raymond Depardon, Bruce Davidson, Alex Webb. Il travaille alors pour Télérama et Libération, comme éditeur d'abord, puis comme photographe. Il se consacre désormais essentiellement au portrait et publie ses images dans la presse.

- Pourquoi êtes-vous devenu photographe ?
Jérôme Bonnet : J'avais l'impression d'être incroyablement bon photographe dès mon premier rouleau. Rétrospectivement, rien ne justifiait cette confiance.

- Quelle est l'activité qui vous permet de reposer vos yeux et de ressourcer votre envie de photographier ?
Jérôme Bonnet : Ce sont généralement des photos qui me donnent envie de faire d'autres photosÂ…

- L'art du portrait est très ancien. Il se place au fondement même des premières photographies. Il est également chargé d'une riche tradition picturaleÂ… Comment situez-vous votre travail, par rapport à la peinture ?
Jérôme Bonnet : J'ai beaucoup fréquenté les musées étant enfant. Je pense que cela a été déterminant et que ça se retrouve aujourd'hui dans mes images.

- Les Indiens craignaient qu'on ne vole leur âme si un photographe faisait leur portrait : que pensez-vous de cette peur instinctive ?
Jérôme Bonnet : Je comprends qu'on refuse de se laisser photographier. Mais je ne me soucie pas trop des sentiments de ceux qui acceptent : je ne pense pas que cela fasse vraiment partie de mon rôle de photographe.

- La lumière est très importante dans vos images : comment travaillez-vous cette lumière, justement ?
Jérôme Bonnet : J'ai mis en place un certain type de lumière, il y a environ deux ans, qui me satisfait. J'utilise deux flashs profoto, très centrés sur mon sujet. Ce système me permet d'obtenir à la fois des plans larges et des plans serrés, facilement. Il m'arrive aussi de louer du matériel supplémentaire, (j'ai parfois besoin d'une lumière différente, plus complexe, afin d'obtenir notamment une profondeur de champ moins importante) mais, pour des raisons économiques, cela n'est pas toujours possible. Généralement, je préfère installer la lumière avant de rencontrer mon sujet. Je ne fais presque jamais de polas : j'ai donc parfois des surprises. Des bonnesÂ… et des mauvaises. J'aime conserver ce côté imprévisible qui fait encore le charme de l'argentique. Mais je viens d'acheter un boîtier numérique. Il se peut donc que cela change pas mal de chosesÂ…

- Vous faites actuellement des portraits, essentiellement, mais vous vous êtes aussi consacré au reportage. Quelle place cela occupe-t-il désormais dans votre activité professionnelle ?
Jérôme Bonnet : Je ne fais plus de reportage depuis le changement de maquette d'Air France Magazine.

- Parmi la génération de demain, y a-t-il des photographes dont vous suivez le travail ?
Jérôme Bonnet : Je déteste les photographes plus jeunes que moi, en particulier s'ils ont du talent.

- Quel est le métier que vous auriez aimé faire ?
Trader.

- Quel est le métier que vous n'auriez pas aimé faire ?
Kiné.

- Quelle est votre drogue favorite ?
La nicotine.

- Quel est votre juron, gros mot, blasphème favori ?
"Fait chier !"

- Qui aimeriez-vous shooter pour mettre sur un nouveau billet de banque ?
Britney Spears.

- Quel est le don de la nature que vous aimeriez avoir ?
L'immortalité.

- Si vous étiez une chanson ?
Giant, de Herman Dune (cette semaine).

- Si vous étiez un objet ?
Des bottines que je viens d'acheter en soldeÂ…

- Si vous étiez une saison ?
Le printemps.

- Si vous étiez une couleur ?
Beige, gris, à la limite vieux rose.

- Si vous étiez un sentiment ?
L'ennui.

- Si vous étiez une odeur ?
Du tabac froid.

- Si vous étiez un artiste ?
Bruce Lee.

- Si vous étiez une œuvre d'art ?
L'homme qui marche
, de Giacometti.

- Pourquoi Processus ?

Jérôme Bonnet : Processus est le tout premier labo avec lequel j'ai travailléÂ… Ce à quoi j'étais particulièrement sensible à l'époque, c'est que, chez Processus, connu dans le métier ou pas, tous les photographes ont droit à la même qualité de travail.

Je ne suis pas resté fidèle à Processus, et pendant un moment j'ai travaillé avec d'autres labos. Mais je travaille à nouveau exclusivement avec eux. Je fais développer tous mes films là-bas, je fais scanner mes négatifs et retoucher mes images.

Processus me donne à la fois un travail de très bonne qualité, avec un fonctionnement suffisamment souple et adapté à la presse, qui demande des délais serrés, des tarifs intéressants, et qui nécessite d'être hyper réactif lors d'imprévus de dernière minute.

Ce que je demande à un retoucheur, c'est d'aller très vite dans ma direction et de comprendre ce que j'attends. Chez Processus, l'équipe des retoucheurs me connaît bien. Sur mes images, je sais qu'ils vont toujours aller plus loin, me proposer quelque chose qui ira dans mon sens et qui saura me surprendre et me convaincre.

Pour en savoir plus sur Jérôme Bonnet...



 

 
 
© Stéphanie Lacombe
Actualité / Expo : Focus
Bourse du Talent #35, Stéphanie Lacombe, Les Français à table

La Bourse du Talent est décernée à de jeunes photographes depuis une dizaine d'années, réunis autour de trois grands thèmes : Reportage, Portrait, et Paysage.
Les lauréats 2008 sont présentés à la BnF jusqu'au 22 Février. Processus est allé sur place, suivre le travail de cette nouvelle génération qui porte un regard plutôt angoissé sur notre société et ses dérives.
Parmi les photographes récompensés, nous avons voulu mettre ce mois-ci l'accent sur le travail de Stéphanie Lacombe, avec sa série Les Français à table.

« Manger est la première préoccupation de l'homme. (Â…) à travers le repas, les habitudes alimentaires racontent notre mode de civilisation. Ma photographie observe l'ordinaire pour faire ressortir l'extraordinaire d'un instant banal. Je n'oriente pas mon travail sur la nourriture mais plutôt sur le comportement à table de nos concitoyens, chez eux, dans leur intimité. (Â…)
Ces images dévoilent la manière dont nous vivons dans notre sphère intime et familiale dans un pays où le repas à table est encore sacré
. »

Au premier regard, les images de Stéphanie Lacombe semblent légères : tantôt familières, tantôt insolites, on y retrouve çà et là des points de repères qui évoquent, chez chacun d'entre nous, des scènes plus ou moins coutumières, teintées d'humour. Mais la série nous mène rapidement à une réflexion beaucoup plus profonde sur des sujets vastes tels que la famille, l'éducation, la consommation, ou encore la solitude, à travers ces tableaux colorés peignant une réalité contemporaine.

Exposition du 19 décembre 2008 au 22 février 2009
Site François-Mitterrand (www.bnf.fr)
Quai François Mauriac Paris 13e
Allée Julien Cain
Du mardi au samedi 9h-20h, dimanche 13h-19h, lundi 14h-20h
Fermé lundi matin et jours fériés
Entrée libre



 
 
Librairie : à la recherche du temps perdu
Tiane Doan Na Champassak, Le Rivage, une épopée indochinoise

Photographe de l'agence Vu, Tiane Doan Na Champassak revient sur les traces de sa famille. Aux images N&B, issues des plaques de verre réalisées par sa grand-mère paternelle, en Indochine, au début du XXe siècle, répond le point de vue d'un photographe d'aujourd'hui, en couleur, dans le Cambodge et le Vietnam actuels. Le voyage est double : les clichés N&B nous amènent bien loin de notre pays, et dans une tout autre époque. Les images en couleurs tissent le lien avec le présent.
Un livre magnifique où les époques se mêlent avec une certaine émotion.
(Edition du Seuil)

La fabrication :

Tous les tirages couleur de Tiane Doan Na Champassak ont été réalisés par le laboratoire Processus.



 
 
Presse / Dans les kiosques

Vous ne pouvez pas rater sa couv' vintage et flashy : VoxPop continue, avec ce dernier numéro, à défricher brillamment la culture musicale.
Chez Processus, on n'est pas peu fiers d'y contribuer avec nos développements, nos tirages, nos scans et nos étalonnages.


 
 

 
 
Expo / À voir...  

La photographe Hélène Biensa présente :
Associations anecdotiques
Exposition du 6 janvier au 13 février 2009
Hall du Centre des bords de Marne
Rencontre avec la photographe Hélène Biensa
le 31 janvier 2009, de 16h00 à 20h00

 
 
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